{"id":205,"date":"2005-02-06T11:29:41","date_gmt":"2005-02-06T10:29:41","guid":{"rendered":"http:\/\/www.encatalogue.com\/capvers2\/?p=205"},"modified":"2012-02-18T11:37:13","modified_gmt":"2012-02-18T10:37:13","slug":"un-petit-velo-en-australie-et-dans-la-tete","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.encatalogue.com\/capvers2\/un-petit-velo-en-australie-et-dans-la-tete\/","title":{"rendered":"Un petit v\u00e9lo en Australie (et dans la t\u00eate)"},"content":{"rendered":"<p><div id=\"attachment_206\" style=\"width: 240px\" class=\"wp-caption alignleft\"><a href=\"http:\/\/www.encatalogue.com\/capvers2\/wp-content\/uploads\/2012\/02\/v\u00e9lo-en-australie.jpg\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" aria-describedby=\"caption-attachment-206\" src=\"http:\/\/www.encatalogue.com\/capvers2\/wp-content\/uploads\/2012\/02\/v\u00e9lo-en-australie.jpg\" alt=\"v\u00e9lo en australie\" title=\"v\u00e9lo en australie\" width=\"230\" height=\"150\" class=\"size-full wp-image-206\" \/><\/a><p id=\"caption-attachment-206\" class=\"wp-caption-text\">v\u00e9lo en australie<\/p><\/div><<< L'\u00e9chidn\u00e9 (panneau du bas), \u00e0 ne pas mettre sous toutes les roues.\n(petite photo pr\u00e9c\u00e9dente : les 12 ap\u00f4tres)\n\n\nSylvain s\u2019en va faire une petite randonn\u00e9e cyclotouristique de quatre jours le long de l\u2019oc\u00e9an arctique et son r\u00e9cit prend des allures d\u2019\u00e9pop\u00e9e.\n\nAinsi, vous rencontrerez les aborig\u00e8nes, un bluesman blanc, le vent contraire, l\u2019Alpes d\u2019Huez (?), le vent (toujours) contraire, le fant\u00f4me de naufrag\u00e9s, la baleine Right...\n\nMieux (ou pire) encore : \u00e9bloui par le v\u00e9lo, il n\u2019atteint pas la V\u00e9rit\u00e9 vraie, mais il acc\u00e8de \u00e0 quelques v\u00e9rit\u00e9s partielles mais absolues, du type : \u00ab le v\u00e9lo \u00e9vite de descendre de voiture. \u00bb\n\nPour conna\u00eetre les autres messages encycliques de notre pape du d\u00e9railleur (pl\u00e9onasme), lisez le message ci-dessous.\n\n\n\n\n\nCertains m\u2019ont beaucoup entendu parl\u00e9 de v\u00e9lo. Peu m\u2019ont vu p\u00e9daler. D\u2019aucuns pr\u00e9tendent m\u00eame que j\u2019aurais parl\u00e9 d\u2019un voyage en Syrie, voire en Iran. Des mauvaises langues.\nFoin des sarcasmes (et de la limonade) : il me fallait \u00ab donner une r\u00e9ponse sur le terrain \u00bb comme le diraient les footeux qui ont le sens de la formule.\n\n\nL\u2019id\u00e9e est la suivante : p\u00e9daler sur la moiti\u00e9 de la \u00ab Great Ocean Road \u00bb, la \u00ab grandiose route de l\u2019oc\u00e9an \u00bb, qui longe sur 500 km une falaise de calcaire sculpt\u00e9e par l\u2019\u00e9rosion marine et \u00e9olienne. Du grand spectacle.\n\n\nPourquoi la moiti\u00e9 seulement ?\nDisons que la douloureuse exp\u00e9rience de la rando en plein cagnard (cf message n\u00b02) m\u2019a invit\u00e9 \u00e0 plus d\u2019humilit\u00e9.\n240 bornes pour moi, donc. Une distance que Yolaine, Jean-Pierre et les enfants abattent entre la poire et le fromage. Mais moi, je d\u00e9bute.\n\n\nJour J 0 : la pr\u00e9paration\n\u00ab Ne prends rien et ensuite, retires-en en la moiti\u00e9. \u00bb C\u2019est sur ces bonnes intentions que je pr\u00e9pare mon paquetage sur roues.\nSauf que je suis d\u00e9pourvu du g\u00eane du rangement.\nMa technique est celle du \u00ab bourre dedans \u00bb ou \u00ab quand y\u2019a plus de place, y\u2019en a encore. Suffit de bourrer dedans. \u00bb Cette technique a ses limites, d\u00e9pass\u00e9es heureusement par une autre technique : celle de l\u2019excroissance. Suffit de rajouter un bagage rattach\u00e9 par une sangle.\nEt c\u2019est comme \u00e7a qu\u2019on se retrouve avec un v\u00e9lo typiquement fran\u00e7ais \u2013 dixit JP et Y encore \u2013 aux antipodes des v\u00e9los germains rang\u00e9s comme des services de table.\nMe voil\u00e0 par\u00e9 pour l\u2019aventure.\n\n\nJour J 1 : A jamais recommenc\u00e9\nLe train nous d\u00e9pose \u2013 mon bicloune, le matos camping et moi \u2013 dans une petite gare \u00e0 50 bornes de l\u2019oc\u00e9an ; avec entre lui (l\u2019oc\u00e9an) et nous (nous), une belle colline \u00e0 franchir. Mais \u00e7a, c\u2019est pour demain.\n\n\nIl est 15 h, je me barbouille de cr\u00e8me solaire (plus je mets de cr\u00e8me solaire, moins je consomme de chocolat, \u00e9tonnant, non ?) et d\u00e9bute mes 25 km de la journ\u00e9e. Une entame amicale dont Jean-Pierre, le Ma\u00eetre, ne ferait qu\u2019une bouch\u00e9e entre la poi- et le \u2013re.\n\n\nSauf qu\u2019il y a le vent. Et le vent est l\u2019ennemi du cycliste. Le vent, c\u2019est la c\u00f4te, sans la promesse de la descente. Petit plateau, moyen pignon, grand pignon. Merde ! Je suis d\u00e9j\u00e0 sur le plus petit d\u00e9veloppement. Et ce n\u2019est qu\u2019un faux plat montant. \u00c7a ne s\u2019annonce pas facile, facile !\n\n\nLe paysage n\u2019est pas extraordinaire. Une for\u00eat dense de r\u00e9sineux (non natifs), avec des chemins de terre qui d\u00e9bouchent sur ma route et sont couronn\u00e9s de boites aux lettres folkloriques : pot de lait en m\u00e9tal suspendu \u00e0 une potence, cubis de plastique fich\u00e9s sur un poteau, poubelle \u00e0 roulettes (type lavallois) viss\u00e9e au mur.\n\n\n\u00ab Le vent \u00e0 jamais recommenc\u00e9 \u00bb pour plagier la citation sur la mer. Vous connaissez Sisyphe , condamn\u00e9 \u00e0 pousser la pierre sur la colline et qui red\u00e9gringole en bas, et Sisyphe de pousser encore. Le vent, c\u2019est pareil. Sauf que pousser une pierre d\u2019un v\u00e9lo, c\u2019est encore plus difficile !\n\n\nEt le faux plat montant \u00e0 jamais recommenc\u00e9, aussi. Pause. Fruits secs, J\u2019enfourche de nouveau la petite reine, un virage et ... me voil\u00e0 arriv\u00e9. Gag ! Pas de panneaux kilom\u00e9triques sur la route et je me suis refus\u00e9 \u00e0 m\u2019\u00e9quiper d\u2019un compteur pour ne pas sombrer dans la kilom\u00e9tromania comme lors de la rando.\n\n\nLe patron du camping est tr\u00e8s chaleureux et direct, comme savent l\u2019\u00eatre la majorit\u00e9 des Australiens.\n\u00ab - The camping is all yours\u2019 (tout \u00e0 vous). D\u2019o\u00f9 venez-vous ? \u00bb\n- de Colac.\n- ALL DOWN ILL !!!! \u00bb ( QUE DE LA DESCENTE !!!!)\n\n\n\nJour J 2 : Petit d\u00e9veloppement, grand bonheur\nBeurre de cacahu\u00e8tes \u00e0 la tartine. Petit-dej roboratif pour vaincre l\u2019inqui\u00e9tude et doper l\u2019excitation de cette belle mont\u00e9e \u00e0 venir au milieu d\u2019une for\u00eat labellis\u00e9e parc d\u2019\u00e9tat, c\u2019est \u00e0 dire f\u00e9d\u00e9ral (et non national).\nPas de zeff, temps gris, le trafic s\u2019est \u00e9clairci. Id\u00e9al pour rouler.\n\n\nSeuls des camions am\u00e9ricains (Mac, Kenworth) me donnent des claques de vent, leurs deux remorques charg\u00e9es d\u2019\u00e9normes troncs d\u2019arbres. Ils me doublent en remontant \u00e0 vide, la deuxi\u00e8me remorque chevauchant la premi\u00e8re. La for\u00eat, \u00e0 vue d\u2019\u0153il, semble prise de fr\u00e9n\u00e9sie de coupe et de reboisement. Seules les parcelles en cours d\u2019abattage sont nues. Les autres sont couvertes de jeunes arbres.\nLes slogans sur les panneaux des compagnies foresti\u00e8res le clament : \u00ab le bois, une \u00e9nergie renouvelable. \u00bb\nEncore faut-il replanter. En 1901, la for\u00eat couvrait 10% du territoire et aujourd'hui 5% seulement.\nParions que comme en occident, l\u2019Australie pr\u00e9serve maintenant au mieux ses for\u00eats tout en fermant les yeux sur l\u2019importation ill\u00e9gale de bois (du Br\u00e9sil et Indon\u00e9sie, notamment).\nJe passe m\u00eame devant un bureau du \u00ab Minist\u00e8re de l\u2019environnement et du d\u00e9veloppement durable. \u00bb. Au moins, ils sont sur le terrain !\n\n\nLa mont\u00e9e se passe tr\u00e8s bien. Je forme mon \u00ab groupe \u00e9tau \u00bb \u00e0 moi tout seul, comme au tour de France (parce que je m\u2019y crois, bien s\u00fbr, au Tour) : je monte \u00e0 mon rythme, juste pour \u00eatre dans les temps (fix\u00e9s par moi-m\u00eame !) et \u00e9viter la disqualification.\nJe peux donc en profiter pour admirer la flore : foug\u00e8res g\u00e9antes (3 m\u00e8tres), eucalyptus (parmi la centaine d\u2019esp\u00e8ces existantes).\nEt \u00e7a monte bien. Car j\u2019apprends aussi que l\u2019int\u00e9r\u00eat du paysage constitue aussi un moteur du cycliste : le cycliste p\u00e9dale avec les yeux.\n\n\u00e7a y est, j\u2019y suis, apr\u00e8s 2h45 de mont\u00e9e. Je ne m\u2019imaginais pas l\u2019Alpes d\u2019Huez comme \u00e7a, mais bon...\nJe prends un kawa et remonte vite fait sur mon fid\u00e8le destrier, Rossinante car au loin, on voit la mer. Nous sommes \u00e0 600 m d\u2019altitude et la mer est au niveau de la mer. Une belle descente en perspective. je mors le vent en repr\u00e9sailles pour hier.\n\n\nDeux cyclotouristes montent et me croisent. Ils me saluent confraternellement de la main. D\u2019habitude, je suis en transport local quand je les croise et je me dis, \u00e0 moi-m\u00eame : petit joueur. L\u00e0, nous jouons dans la m\u00eame cour. Chacun la sienne, car le cycliste est individualiste, mais elles ont la m\u00eame grandeur, la m\u00eame beaut\u00e9. Nous nous en f\u00e9licitons, nous savons que l\u2019autre sait. Ce secret partag\u00e9, nous le signons d\u2019un geste amical de la main.\nCe petit geste m\u2019emplit de joie int\u00e9rieure. Ajout\u00e9e \u00e0 la griserie de la vitesse, j\u2019exulte.\n\n\nJ\u2019arrive \u00e0 Princetown (en toute modestie !), le terme de mon \u00e9tape de la journ\u00e9e, dans ce hameau endormi, juch\u00e9 sur une rive sur\u00e9lev\u00e9e d\u2019un fleuve paresseux qui serpente comme un gros serpent, creuse la dune au loin et plonge dans l\u2019oc\u00e9an dessin\u00e9 par un trait bleu dans l\u2019\u00e9chancrure jaune du sable.\nIl est 14 h. C\u2019est bien joli, mais \u00e0 l\u2019arr\u00eat, le v\u00e9lo, \u00e7a n\u2019avance pas !\nC\u2019est mon cerveau reptilien qui le dit. Hypnotis\u00e9 par le paysage en mouvement, berc\u00e9 par les endorphines de l\u2019effort, il r\u00e9clame son d\u00fb : des kilom\u00e8tres. J\u2019irai donc plus loin.\n\n\nLe paysage a radicalement chang\u00e9 depuis le passage du col. A proximit\u00e9 de la mer, la v\u00e9g\u00e9tation est rase, adapt\u00e9e aux vents forts, au sable et au sel.\n\n\nLe vent s\u2019est lev\u00e9. Sto\u00efque, je pousse ma pierre sur la colline.\nLa c\u00f4te est r\u00e9put\u00e9e pour l\u2019incroyable d\u00e9coupage de ses falaises calcaires, \u00e9rod\u00e9s par les vagues et le vent. Les \u00ab pitons \u00bb isol\u00e9s dans la mer sont d\u2019anciennes falaises creus\u00e9es sur leurs deux flancs par la mer jusqu\u2019\u00e0 ce que le cordon rattach\u00e9 au continent s\u2019effondre. Douze d\u2019entre eux constituent \u00ables douze ap\u00f4tres \u00bb, la troisi\u00e8me \u00ab carte postale \u00bb australienne apr\u00e8s l\u2019op\u00e9ra de Sydney et Uluru. Plus loin, des arches, des grottes, baptis\u00e9es \u00e0 l\u2019anglaise. \u00ab London bridge \u00bb par exemple.\nNommer le pays, n\u2019est-ce pas se l\u2019approprier ?\nDans le cas pr\u00e9sent nier l\u2019ant\u00e9riorit\u00e9 du continent sur sa d\u00e9couverte europ\u00e9enne et ainsi d\u00e9sapproprier les aborig\u00e8nes de leur territoire originel ? Certainement. Cette bataille est symbolique et de grande importance. La lutte constante des aborig\u00e8nes pour renommer Uluru de son nom originel le montre. Les panneaux routiers, aujourd\u2019hui indiquent Uluru avec entre parenth\u00e8ses Ayers Rock.\n\n\nUn camping-car me double. Bras f\u00e9minin qui en sort et me salue. Notre chass\u00e9-crois\u00e9 durera toute la journ\u00e9e.\n\n\nM\u00eame contre le vent, le v\u00e9lo m\u2019\u00e9merveille.\nHabitu\u00e9 de la course \u00e0 pied, je me grise du m\u00eame effort physique, mais cette fois-ci r\u00e9compens\u00e9 au centuple par cette merveilleuse m\u00e9canique : cadre, roues, cha\u00eene, d\u00e9railleur.\nN\u2019est-ce pas le seul sport o\u00f9 l\u2019unique \u00e9nergie est musculaire ( sachant que le vent dans le dos n\u2019existe pas ; dans ce cas, on a la frite) mais d\u00e9cupl\u00e9e ?\nBref, je me grise de mes bottes de sept lieux avec mon VTC hyper l\u00e9ger sur un bitume correct. Le VTT dans la boue mayennaise ne m\u2019y a pas habitu\u00e9.\n\n\nJ\u2019arrive peu avant la nuit \u00e0 Port Campell, le terme de mon \u00e9tape d\u2019un peu plus de 80 bornes. Ce port fit jadis sa fortune sur la chasse de la baleine \u00ab Right \u00bb\nbaptis\u00e9e ainsi parce que c\u2019\u00e9tait la \u00ab bonne \u00bb baleine \u00e0 viser : lente, flottante une fois morte et riche en huile.\nEn une vingtaine d\u2019ann\u00e9es (1920-40), le cheptel a \u00e9t\u00e9 d\u00e9cim\u00e9, mettant fin \u00e0 l\u2019industrie baleini\u00e8re.\nIl resterait 1 100 baleines Right, loin des 100 000 qui garantiraient sa survie.\n\n\nJour J 3 : La p\u00e9dagogie de l\u2019horreur\nLa c\u00f4te est aussi nomm\u00e9e \u00ab la c\u00f4te des naufrages \u00bb.\nChaque crique ou presque a connu une histoire tragique.\n\u00ab Passer entre King island (nda : une \u00eele) et le continent, c\u2019est passer dans le chat d\u2019une aiguille. \u00bb disait-on. Apr\u00e8s deux, voire trois mois de travers\u00e9e depuis l\u2019Angleterre, le brouillard, la temp\u00eate et les erreurs de navigation pr\u00e9cipitaient les bateaux sur les r\u00e9cifs.\nJe d\u00e9bute la matin\u00e9e par une promenade \u00e0 pied, th\u00e9matique sur ce sujet. Les Australiens sont friands de panneaux p\u00e9dagogiques sur la faune, la flore, l\u2019histoire europ\u00e9enne et aborig\u00e8ne.\n\n\nJe pars sous la pluie. Paysage identique \u00e0 celui d\u2019hier. La nature offrait une abondance de nourriture aux aborig\u00e8nes\n: poissons de rivi\u00e8res, coquillages, baies, petits mammif\u00e8res.\nDans ces r\u00e9gions, ils furent massacr\u00e9s en masse par les Europ\u00e9ens. Puis la politique d\u2019int\u00e9gration consistant \u00e0 d\u00e9culturer les aborig\u00e8nes (\u00ab No aborigenes : no aboroginal problems \u00bb) a termin\u00e9 le travail. Le mouvement de renouveau de la culture aborig\u00e8ne est impuissant \u00e0 ressusciter des pans entiers de connaissances \u00e0 jamais disparus.\n\n\nJe ne vais pas vous pers\u00e9cuter avec mon plaidoyer pour le v\u00e9lo mais il offre encore un autre avantage : le v\u00e9lo vous \u00e9vite de descendre de voiture.\n\n\nSur les parkings, j\u2019observe les passagers qui s\u2019extirpent \u00e0 contre c\u0153ur de leur cocon de m\u00e9tallique. Je vois m\u00eame des touristes qui restent dans leur mini-bus, de crainte d\u2019\u00eatre mouill\u00e9s.\nC\u2019est ridicule, mais j\u2019\u00e9prouve de la sympathie et de la gratitude pour ma machine, ce superbe deux roues au milieu des laiderons \u00e0 quatre roues et plus.\n\n\nLe soir, j\u2019arrive \u00e0 Warrnambool (nom aborig\u00e8ne, pr\u00e9serv\u00e9, celui-ci)avec un jour d\u2019avance sur le planning pr\u00e9vu. Je retrouve mon \u00ab bras f\u00e9minin au camping-car \u00bb \u00e9pat\u00e9 que deux roues en valent quatre.\nAu camping, je rencontre un routard avec une gueule, une guitare et une voix de bluesman.\nUn Calvin Russel australien. J\u2019aimerais l\u2019entendre entonner ce texte philosophico-cycliste \u00ab I\u2019m standing at the cross road, emprisoned by theses doubts. One path leads to paradise, one path leads ton pain, but they all look the same... \u00bb\n\n\nDernier jour J 4 : la boucle vous ram\u00e8ne au point de d\u00e9part ! ><br \/>\nUne petite boucle de 60 bornes dans la campagne.<br \/>\nComme je regrette d\u2019avoir pris mon billet d\u2019avion pour Sydney pour lundi. Je me suis laiss\u00e9 avoir par une promo sur le net. D\u00e9cid\u00e9ment, j\u2019en fais, quelques conneries lors de ce s\u00e9jour. L\u2019improvisation est l\u2019essence du voyage, la contrainte est son poison.<br \/>\nSi je n\u2019avais pas pris ce billet, je pourrais prolonger mon p\u00e9riple de quelques jours, plein nord, vers les montagnes de Grampions.<br \/>\nCette fois-ci, j\u2019ai eu les yeux plus petits que le ventre.<\/p>\n<p>Ce mini coup d\u2019essai cycliste a d\u00e9pass\u00e9 mes esp\u00e9rances.<\/p>\n<p>Mon podium des modes de voyage s\u2019\u00e9tablit ainsi, maintenant :<br \/>\nn 1 : en v\u00e9lo,<br \/>\nn 2 : en transport local,<br \/>\nn 3 : rester chez soi.<\/p>\n<p>Le croirez-vous ? C\u2019est avec un pincement au c\u0153ur<br \/>\nque je mis le v\u00e9lo dans le train. Et un petit coup au moral<br \/>\nque j\u2019ai pos\u00e9 mes fesses sur un si\u00e8ge.<\/p>\n<p>En direct du train Warrnambool-Melbourne, vendredi 11 f\u00e9vrier 2005, Sylvain<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p> <a class=\"more-link\" href=\"https:\/\/www.encatalogue.com\/capvers2\/un-petit-velo-en-australie-et-dans-la-tete\/\">read more<span class=\"meta-nav\"><\/span><\/a><\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[17],"tags":[80,37],"class_list":["post-205","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-australie","tag-australie","tag-velo"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.encatalogue.com\/capvers2\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/205","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.encatalogue.com\/capvers2\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.encatalogue.com\/capvers2\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.encatalogue.com\/capvers2\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.encatalogue.com\/capvers2\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=205"}],"version-history":[{"count":1,"href":"https:\/\/www.encatalogue.com\/capvers2\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/205\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":207,"href":"https:\/\/www.encatalogue.com\/capvers2\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/205\/revisions\/207"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.encatalogue.com\/capvers2\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=205"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.encatalogue.com\/capvers2\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=205"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.encatalogue.com\/capvers2\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=205"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}